Journal et photos navigation 2018-19 vers le Guatémala




Trajet (en rouge) de Fort Pierce vers la marina Hemingway Cuba. 392 Mn. Les punaises marquent les endroits ou nous avons jeté l'ancre pour la nuit.





28 novembre 2018
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Nous sommes à l'eau enfin, mais devons attendre encore (2 jours) à l'ancre, le nouveau frigo n'est pas optimun. Attendons des pièces et de procéder à l'ajustement de la valve d'expansion. Nous peaufinons et bichonnons la monture en attendant. Y a toujours à faire sur un bateau. La photo fait voir le Moyak s'approchant de l'onde.


19 décembre 2018


Nous sommes à Miami dans un mouillage intéressant à plus d'un titre. Il est situé tout juste à la barbe du centre-ville. Le soir la vue des buildings illuminés est saisissante. L'endroit s'appelle Marina Stadium sur Virginia Key. Autrefois c'était le bassin d'entraînement des adeptes de l'aviron. La protection est totale ou presque ce qui on l'espère est vrai car vendredi ça va souffler fort du 30-40 noeuds prévu. Le salon nautique de Miami se tient ici tout les deux ans.



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Centre de ville de Miami de notre mouillage 

















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De  nuit c'est carrément féérique. Le flou n'est pas artistique, il est maladroit. 


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Voici le stade maintenant à l'abandon, paravent démesuré des usagers de la rade.

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À tous les deux ans sur le plan d'eau de ''Marina Stadium'' se tient le réputé Salon Nautique de Miami. Les exposants prennent place sur l'aire de stationnement jadis à l'usage du stade. La photo fait voir les abris des exposants, résultat de l'assemblage de ce jeux de mécano géant entièrement amovible. Les poutres et piliers sont fait d'aluminium. Une application intéressante que pourrais exploiter nos PME du Québec.

24 Décembre 2018


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Nous voici donc à Marathon dans les Keys sur notre voilier. Depuis le temps qu'on s'y projetaient lors de nos passages ici, à l'occasion du congé des Fêtes. À l'époque nous y venions avec le campeur et notre zodiac. Entourés de René et Suzanne, leurs deux filles, leurs conjoints et les marmots. C'était une belle époque. On s'amusait ferme et rêvions. La photo est prise de notre ancrage de ce soir le 24 décembre. Nous sommes à Marathon dans les Keys. La structure de béton que vous apercevez au loin marque le point le plus élevé du fameux '' seven miles bridges''.

7 janvier 2019


Voilà, nous sommes à Cuba plus précisément à la Marina Hemingway. Belle étape, très appréhendée qui s'est finalement déroulée à merveille. Avons fait vers l'ouest jusqu'à Dry Tortugas la dernière île des Keys, puis bifurqué sur La Havane pour avoir le meilleur angle par rapport au courant. Nous avons suivi la stratégie de traversée suggérée par les guides nautiques. La météo était aussi des plus favorables. Nous sommes fiers et heureux.

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Le skipper et son Moyak bien fier de lui😁
On doit bricoler un peu avec nos défenses, à la verticale sous l'eau il y a une lèvre de béton qui dépasse et ma quille touche, alors il faut s'écarter du quai. On a réussi. Ici, les bonnes pratiques de génie civil en prennent pour leur rhume.  


18 janvier 2019

Les photos suivantes ont été prises lors de notre séjour autour de la capitale La Havane.

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Un pêcheur heureux de sa journée, un requin de 8 pieds. Village de Baracao.

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Lucie ''habla'' avec un petit ''nino'' à Baracao toujours.

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Lulu en voyage. Port de La Havane et son phare
Au première loge d'un petit band cubain.  


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Le Dodge de grand-papa Brassard. La transmission était à bouton. C'était dans les années 60. À Cuba ils les font revivre par obligation pour certains, par passion pour d'autres. On les appellent affectueusement ''machinas''. Au Québec autrefois, on disait ''machine'' pour désigner un ''char'' oups! une voiture.
Les beaux jours, les passionnés exhibent leurs beautés de métal

Trajet de la Marina Hemingway vers Cabo San Antonio. 166 Mn.

21 janvier 2019 

Nous ne nous sommes pas attardés dans les mouillages sur Cuba dans le but de profiter de la belle météo des prochains jours et entreprendre dans de belles conditions la traversée de Cuba vers le Mexique. Les deux premières étapes se sont faites par le large, la dernière sur le banc. Nous avons mis trois jours consécutifs. Il faut parfois en navigation sacrifier de belles escales pour se donner les meilleures chances de progression sans pépin. À nos passages en mer nous longions de près la côte Cubaine, s'il s'est avéré effectivement comme le suggéraient les guides que le courant du Gulf Stream soit moins fort et même portant à l'occasion. Le courant de marée n'est pas à négliger, au moment de nos passages en mer la marée nous fut favorable.

Les photos qui suivent jalonnent notre trajet entre La Havane et Cabo San Antonio à l'extrémité ouest de l'Île de Cuba.

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Des pêcheurs dans la Baie de Bahia Honda. Ces petites embarcations avec moteur diesel me font penser aux ''doris'' de Gaspésie dans les années 50-60 avec leur diesel Cacadia. Y avait qu'un cylindre qui faisait un boucan du diable, ils étaient increvables ces moteurs et partaient tjrs lorsque le vent se levait. On en a vu très loin au large.
Très loin au large. Au centre de la photo entre l'écume et l'extrémité droite de l'île .


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Une joyeuse bande à la rame. Pas rare de voir ça ici, pour eux un petit hors- bord c'est le grand luxe.
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La Marina de Los Morros à l'extrémité NO de Cuba. Un quai de béton c'est tout. Les douanes sont dans le petit bâtiment au pied de la tour, passage obligé avant de quitter Cuba.

Trajet de Cabo San Antonio vers Isla Mujeres Mexique 126 Mn.

25 janvier 2019


Encore une fois pour cette traversée, nous avons opté pour la stratégie suggérée par les guides nautiques. Le courant du Yucatan est une appellation différente pour le même grand courant océanique sillonnant le littoral est du continent  américain et la mer des Antilles. Sur cette section de notre parcours, il porte vers le Nord-Est, contre nous donc. Le trajet emprunté visait à minimiser son effet. Le vent portait 10 à 12 noeuds nord-ouest, ce fut une magnifique traversée. Le passage au-dessus du banc Arrowsmith fut un peu chaotique comme il se doit sur des haut-fonds balayés par un fort courant (2 noeuds). Pas un endroit à se trouver par mauvais temps.

Veux pas me plaindre loin de là mais notre séjour à l'île des femmes va se prolonger un peu. Fait pas très beau, beaucoup de pluie et gros vent depuis que nous sommes arrivés et au moins pour une autre semaine. Vous me direz y a pire comme endroit pour souffrir et vous aurez raison. Voici quelques clichés de notre petit paradis d'hiver.


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Cette chose d'inspiration chinoise (jonke) apporte les voitures et les gens de Cancun sur Mujeres. Curieusement l'endroit reste sympathique malgré la horde déferlante. Cela doit être l'effet du beau temps à perpette.

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Le littoral du côté océan est jolie et moins envahi par les ''carts'' et mobylettes en tout genre. Y a moyen d'y avoir la paix.
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Toujours sur le littoral et ma ''mujeres'' au loin
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Lucie a l'air heureuse d'y être
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Une frégate, oiseau magnifique de haute mer et parfois à ma grande surprise opportuniste survolant la rade de Isla Mujeres à la recherche de nourriture facile.
                             ----Chéri! Le voilier là, en face, me semble que je l'ai déjà vu.         
                           ----Ben! voyons! Tu capotes, dans une autre vie p'être                 

----T'en rappelles-tu du temps qu'on était pélicans?

26 janvier 2019


Aujourd'hui sur Isla Mujeres il pleut des cordes. Ça arrive parfois sous les tropiques. Aussi après un tel déluge c'est le vent qui se met au garde à vous. Dès cette nuit du 40 noeuds du NO. Pour ceux qui connaissent la rade ici ça va être la grosse lessive pour 24 heures. C'est pourquoi on s'est payé le luxe d'une marina. Faut pas se maltraiter, première règle pour durer en navigation de plaisance


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Repos de notre Moyak en marina sous la chaude douche tropicale. Nous étions à la Marina Puerto Isla Mujeres dans le lagon, trou à cyclone s'il en est. Peinard...

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Même les valeureux pélicans ne volent plus, trop mouillés, trop pésants, alors pourquoi se fatiguer on fait comme Banville et son Moyak. 

28 janvier 2019

Coup de vent hier, trente noeuds régulier, 40 dans les rafales pendant trois heures, les voiliers roulaient en marina tant ça poussait dans les gréements et le bruit, je vous dis pas. Valait mieux être à l'abri. Dans la rade de l'île il y a eu des échouages et des dérapages sur les ancres.


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Ce voilier est à 200 mètres de nous à l'ancre. Pour tenir, le moteur est en route. Il prend de bons coups de gîte. Son génois légèrement déroulé aggravait sa tenue. Cette situation périlleuse s'est arrangée une fois la voile remise en place mais elle est fichue.
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Celui-ci est en dérapage, heureusement il a pu s'ancrer à nouveau. Beaucoup d'herbe dans le lagon, la tenue des ancres s'avèrent aléatoires dans un vent pareille. Amarrer sur ponton c'est la paix.

Un cadeau du ciel au cours de la traversée vers Isla Mujeres. En plus du beau temps, une bande de dauphins survoltés nous a égayé de leur ébats pendant une grosse demi-heure. Merveille de la nature.









Trajet de Isla Mujeres vers Robinson Islands Belize 260 Mn.



10 février 2019


Le courant sur ce trajet est toujours contre nous. La tactique ici, est de suivre de près la côte. En effet, par endroit il y a un contre-courant favorable, sinon ailleurs, il est contre-nous, mais plus faible qu'au large. 


Voilà, nous sommes bien vivant au Belize. Magnifique mer intérieure avec tout plein d'îlots, mouillages à découvrir lors de nos prochains hivers de navigation ici. Avons fait Isla Mujeres et Belise City en 52 heures de mer non stop dans de belles conditions. Une course 260 mn.

Pour de longues routes en haute mer faut mettre le ''petit'' en sécurité pour nous et pour  lui. Dégonflé et sanglé c'est l'usage.
Grand Bleu au matin du départ devant Cancun
Temple des vacances perpétuelles, piège à touriste, Playa Del Carmen. Nous sommes tout près, on entends presque les machines à sous et les caisses à fric. Nous préférons et de loin notre petit temple flottant.
Punta Aventuras, autre station balnéaire, genre champignon à croissance rapide sur l'affligeant modèle de la côte est américaine. Pas foutu de faire plus décent



Trajet de Robinson Islands vers Livingstone Belize, 122Mn. Les punaises marquent les endroits ou nous avons jeté l'ancre

9 mars 2019

Nous écoulons des jours paisibles et heureux depuis notre arrivée dans la mer intérieure Belizienne, sise entre la fameuse barrière de corail à l'est et le continent. Nous avons jeté l'ancre une petite semaine près d'une des petites îles du récif à l'est de Placencia. Voici qqs clichés.


Coucher de soleil sur notre premier mouillage au Belize, une des Robinson Islands. Parfaitement seul, comme dans le roman.  

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Garbutt Cay notre deuxième mouillage au paradis. L'ancrage au Belize est plus délicat que dans les Exumas aux Bahamas. Parfois profond, comme ici 30 pieds, ou sur sable  dont l'épaisseur est souvent minime. De plus, les Îles étant en général plus petites la protection contre le vent et la vague s'en trouve diminuée. Par contre la direction du vent est plus stable, comme la météo d'ailleurs 




North Long Cacao Cay. L'Île a été aménagée pour recevoir les membres d'un complexe résidentiel sur le continent appelé ''The Reserve''. Aujourd'hui c'est abandonné suite a la faillite du promoteur.


             Le tout reste entretenu par des gardiens sur place. Lui, c'est pas le gardien. Plutôt une frégate opportuniste.
Dans ces petites îles y a tjrs un aigle pêcheur pas loin qui tire profit de la moindre élévation. De son perchoir il attend sa proie et observe le touriste insouciant


Hutte-parasol avec déesse
Oups c'était un rêve...

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Chance extraordinaire on a pincé le ''singe ''de l'îlot

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Avec nos copains du voilier Le Notre sous les palmiers de ce petit paradis. En temps normal les îlots sont densément boisés, pour les besoins la ''fardoche'' a été éliminée faisant de l'endroit un oasis. L'île a été ainsi aménagée au bénéfice des propriétaires de résidences luxeuses du complexe domiciliaire sur le continent, aujourd'hui en faillite ''The Reserve''. C'est le gouvernement Belizien qui a prit l'affaire en main et continue d'entretenir les lieux en attendant un nouveau promoteur ''hypothétique'' . Pour le moment des chanceux opportunistes de notre espèce viennent s'y prélasser.

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Vue de la tête de mon mât de la marina de Sapodilla Lagoon, site sur le continent du complexe résidentiel ''The Reserve''. On peut encore utiliser la marina du complexe entretenue et opérée par le gouvernement Belizien. Nous l'avons utilisé à plusieurs reprises pour s'abriter et s'approvisionner.
L'îlot juste à côté de North Cacao Cay s'appelle Rendez-vous Cay et voici ce qui reste de l'unique demeure du site. Elle a appartenu à Sir Ringo Star des Fabs. Ringo et les siens y ont habités une dizaine d'années à l'époque du disco. Voulait être sûr de pas entendre ça 

Voici les barques voilées des pêcheurs du pays dans leur port d'attache, la petite ville d'Independence, derrière Placencia. Ils partent sur les îles du récif pendant une semaine qu'ils sillonnent du nord au sud s'aidant du vent toujours à l'est (les Alizés) et d'un petit hors-bord pour se rendre dans les mouillages la nuit. Ils sont cinq ou six à bord. Dans le jour ils vont chacun de leur côté sur les petites embarcations qu'on aperçoit sur le pont. Ils cueillent des ''conchs'', (lambris), de la langouste, du poisson. Ils rapportent le tout à la tombée du jour dans la glacière de l'embarcation mère. Y a pas plus ''trad'' comme pêche artisanale. Dûr boulot sous un soleil de plomb. Je n'ai qu'admiration pour ces gens.

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Vue de la tête de mon mât dans la rade de Placencia. Le regard porte vers l'est où l'on distingue les premières îles du récif. Celles-ci sont à 5 Mn. Il y en a de plus éloignées, invisibles ici. Peu élevées, elles ont toutes le même aspect en mer. On s'en sort aisément aujourd'hui avec les GPS. Autrefois, l'archipel était un repère de pirates. Il suffisait de camoufler ou abaisser les mâts. Eh! Bebye! les autorités, c'est ici que l'on cache nos trésors.  
A Placencia sur les berges du hâvre il y a des petits bars de ce genre. On s'y amène avec nos annexes que l'on amarre à la manière des cow-boys. Comme eux, on se pinte joyeusement à la santé de la veine qu'on a d'y être. Il y a suffisamment de ''boaters'' de notre espèce toute l'année durant, pour maintenir ces petites ''affaires'' à ''flot''

C'est la vue que nous avons attablé au bar. Quizz: trouvez ''Charly Moyak''?

26 mars 2019


Voilà nous sommes à quelques jours de mettre pied a terre. Nous sommes au bout de notre navigation 2019. Voici quelques clichés depuis Placencia Belize jusqu'ici Frontera (RioDulce) Guatemala.


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On remonte doucement un petit fleuve Belizien. La Monkey River. Il y a effectivement des singes que nous n'avons fait qu'entendre. Devant nous Isa et Roger nos amis et patients GO.
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De grands arbres jalonnent son parcours, aisément de la taille d'un grand érable, prodigue ombre et habitat pour la faune ailée du coin. Ces arbres ressemblent beaucoup à l'essence Ceiba très répandu en Amérique centrale. 



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Ces nids particuliers appartiennent aux Cassiques Cul-Jaune. Les locataires étaient absents. Pour les avoir vus ailleurs ils ont l'aspect d'une grosse perruche. Leur vol puissant et rectiligne en font un excellent ''voilier''.

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A l'embouchure du petit fleuve il y a une petite communauté de Garifunas, descendants d'esclaves africains, jadis déportés, 
comme les acadiens, par les Britanniques. Il n'y a pas de rue, environ 100 personnes y vivent dont beaucoup d'enfants bruyants et heureux. Voici la cloche très spéciale de leur école. Elle été fabriquée en 1887, a Troy dans l'état de New-York. Quand même étrange qu'elle se retrouve si loin au sud. Une belle vie de ''cloche'' finalement.


Trajet de Livingstone vers Rio Dulce Guatemala

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Nous suivons le voilier de nos amis dans le fjord du Rio Dulce. La muraille fait facilement 300 pieds ou la végétation luxuriante a tout envahi.
Un peu sur la droite il y a une embarcation, repère dérisoire témoin de la grandeur des lieux. Elle s'apprête à entrer (direction gauche sur la photo soit derrière la masse au premier plan) dans un des méandres géants du Rio.  De même, sur la gauche, une petite barque se tient intentionnellement tout près de l'escarpement; il y a un contre-courant qui permet sans peine la remontée à la rame.  







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Dans l'ouverture on devine la prochaine courbe. Le vélocité du courant sur le Rio Dulce est d'environ 2 noeuds. L'eau est ''dulce'' évidemment et son débit est très sensible aux précipitations. A la saison des pluies, de juin à octobre à peu près, le fleuve charrie suffisamment de sédiments pour créer à son embouchure, un delta dont les bancs de sable à localisation variable, deviennent la hantise des voiliers qui l'enjambe.




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Notre sympathique mouillage en eau douce devant Guenado Bay tout juste à la jonction du lac Golfete et du Rio. Ce lac et le lac Izabal, plus vaste, sont les contributeurs principaux du Rio. Leurs eaux douces sont très poissonneuses. On pêche beaucoup au petit filet circulaire lancé à l'eau à partir de petites barques ou pirogues




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Il n'y a pas de routes terrestres dans la région du Rio. C'est la ''lancha'' qui y règne sans partage. Elle se décline en tout sorte d'usages et fonctions. Ici un ''autobus scolaire'' ramenant ses écoliers au bercail.




13 avril 2019



La petite ville du Rio Dulce, étape ultime de notre périple est extrêmement dynamique. La rue principale, très étroite avec ses fardiers qui l'empruntent à cœur de jour, chargés de pétrole, de bois, d'animaux est souvent encombrée par le trafic local intense. Au travers de tout ça, il y a de petites échoppes où l'on trouve de tout. Les gens des environs viennent y faire leurs emplettes domestiques. Ce sont des gens sympas, ces descendants Mayas. Ils nous sourient, se sourient entre eux, c'est tout dire. Ils sont jeunes, beaucoup d'enfants, d'écoliers créant un atmosphère de fête permanente. On est loin de nos villages du Québec qu'il faut bien le dire se dégarnissent. On se croirait en Inde ou en Chine, tout bouge et prospère. Le Guatemala vit à sa manière son ''baby boom'' moteur infatigable de leur vitalité. Nous aimons beaucoup.

 Échoppes, fardiers,TukTuk increvables, plein de gens affairés, un mélange vivant et sympathique. Far-West de notre temps.
Aperçu encore de la petite artère encombrée, sur le toit du ''Café de Paris'', petit hôtel de l'endroit, avec une appellation exotique inattendue, dans un bled perdu, (dépendant du point de vue), d'Amérique Centrale.   



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