dimanche 15 juillet 2018

Bilan 2018

Bilan saison 2018


L'hiver 2018 ne fut pas celui planifié.

Nous devions allé à Cuba, plus précisément faire le Cap Maisi, pointe est de l'île et caboter pendant quelques semaines tout le littoral sud de l'île. Nous avions choisi le sens est- ouest pour profiter des vents dominants d'est qui soufflent l'hiver.

Nous avions aussi pour des raisons de sécurité et d'agrément choisi de faire cette navigation en compagnie d'un autre voilier.

Le voilier de nos amis a eu de gros ennuis de moteur. Nous étions sur la première étape de notre périple lorsque le moteur a flanché, plus précisément au Cap Santa Maria sur Long Island Bahamas.
Nous avons rebroussé chemin vers Georgetown Exumas Bahamas. Nous étions déjà fin janvier

De là, nous avons entrepris les démarches de remise en ordre. De Georgetown Bahamas c'est tout un défi. Patience et ténacité sont de mise avec de bonnes assises financières. Béa et Luc l'ont relevé avec panache. Ce fut difficile bien sûr, mais ils se sont toujours montré positifs et volontaires. Ils ont toute notre admiration.

La flotille était a nouveau paré pour l'aventure vers la fin février. Nous voulions faire le Cap Maisi et le Windward Passage en empruntant a partir de Georgetown les îles de l'est de l'archipel. Dans l'ordre, Long Island, Conception Island, Auklin's Island, Great Inagua. La météo du moment était encore difficile. Comme nous voulions nous accordé le temps de visite nécessaire pour vraiment apprécier notre découverte de Cuba, la cédule rétrécissait. D'autant que nous voulions après Cuba nous rendre au Guatémala dans le Rio Doulce pour entreposer les voiliers a l'été 2018. C'est donc a regret que nous avons remis le projet à l'hiver 2019.

Nous avons donc entrepris ensemble tout doucement notre remontée vers la Floride. La décision s'est révélée à notre grand désarroie bénifique puisque nos amis en avait malheureusement pas terminé avec les ennuis de moteur.

EH! Oui! ce sont les aléas des navigateurs et des aventuriers.

Nous avons entreposés nos montures à Fort Pierce en Floride.

Les punaises et la ligne verte marque a peu près le trajet vers Cuba pour l'hiver 2019. La ligne magenta sur Cuba et celle magenta vers le Guatémala marque le trajet envisagé pour la suite du périple.





mercredi 21 juin 2017

Bilan de la saison 2017

Bonjour amis et supporteurs du Moyak

Encore cette année nous avons progressé sur les améliorations de notre monture. Pour cette raison, la saison de navigation a proprement parlé fut écourtée. Nous avons travaillé 6 semaines à l'automne avec un retour hâtif au printemps pour un gros mois de réfection de la coque en vue d'appliquer une nouvelle peinture. 

Nous nous sommes quand même rendus dans les Exumas (Staniel Cay) ce qui avec le retour représente une balade de 1000 mille nautiques. Nous avons naviguer de façon très relax. Nous nous sommes attardés dans les mouillages les plus beaux. Nous attendions le beau temps pour prendre la mer. Ce fut une saison des plus reposantes. Nous avons volontier navigués''ti-pépère''.

Ce printemps, nous avons donc préparé le bateau pour l'application d'une nouvelle peinture. Le bordée de notre voilier avec les années présentait du ''faïençàge'' sur son revêtement extérieur. Il s'agit de fissures de surface similaires à celles des poteries de faïence. Celles-ci ne disparaissent pas sous la peinture. Elles doivent absolument être éliminées par sablage. Après, il faut recouvrir de nouvelle fibre de verre, sabler a nouveau et ensuite niveler au putty d'époxy et resablage. Du gros travail dans la chaleur floridienne. Ce projet de peinture étant en soit une grosse besogne ,cette étape de préparation était essentiel si nous voulions atteindre un résultat convenable. J'ai préparé un onglet avec photos sur ce gros mois de ''fatigues''.  Comme vous le verrez cela valait la peine.

Il faut ajouté a ça d'autres ''cossins'' du genre : éolienne, tangon, poulies de renvoie et winchs pour prise de ris au cockpit , réservoirs d'alu. pour le fuel avec pompe et tuyauterie et bien d'autres qui au total nous laisses songeur quant'à la besogne que peut se taper des ti-vieux en santé. Des galériens ou presque ;-)

Au cours de la saison 2016 nous avions constaté que notre voilier sous voile rencontrait les performances attendues. Cette année avec l'ajout de la nouvelle transmission, sous moteur uniquement notre voilier fait aisément ses 6 noeuds peinard et silencieux. Le rêve. Ce succès nous encourage dans la poursuite de l'aventure. C'est maintenant avec moins de regret que nous y laisserons d'autres chemises :-)


Cette été nous nous préparons pour un hiver de cabotage dans les eaux cubaines. Lucie se met à l'espagnol. Moi je prépare l'itinéraire, l'achat des cartes. Je profite aussi de l'été pour compléter divers petits travaux pour le bateau, cette aspect n'arrête jamais. Toute en rêvant aux ''big'' langoustes pas farouches des Jardins de la Reine.

A+






mardi 21 mars 2017

Bonjour amis et supporteurs du Moyak

Au dernier blog nous quittions les Berries (Petit Cay) pour l'ile de New-Providence, l'île de Nassau.

Nous jetons l'ancre dans la rade de WestBay la bien nommée. Toute cette partie de l'ïle est beaucoup plus jolie. Ce qui explique aussi les opulents ''ressort'' et les villas cossues agglutinées au sein d' ensembles résidentielles que l'on appelle ici ''gate communauty''. Des patrouilles de vigiles sillonnent les rues, les abords des plages afin d'empêcher des ''boaters''comme nous d'accèder aux quartiers. C'est un peu harassant cette paranoia.

La pointe nord-ouest de la baie est le domaine d'un milliardaire canadien un peu excentrique, Peter Nygard. Il a fait fortune dans la mode le ''legging'' a ce qu'on dit. L'architecture très original des lieux s'inspire des temples ''Maya''. Il n'a pas très bonne presse ici. Il a eu des démèlés en justice avec le gouvernent pour avoir entrepris des travaux de dragage pour son palace sans suivre les procédures Bahamiennes. C'est un peu le ''richard-arriviste'' qui se croit tout permis, poursuivant en justice quiconque sur son chemin, une stratégie qu'un certain Trump a mené assez loin, avec un déplorable succès. M'enfin!

Nous resterons une semaine dans ce magnifique endroit. Eole était en fusil.

La prochaine étape les Exumas. Nous ferons Normans Cay, Shroud Cay et sa très jolie randonnée dans le mangrove, HawksBill Cay ou nous découvrons une très jolie petite anse dont nous apprécierons le pittoresque, tout fin seul au monde.

Notre prochain séjour prolongé sera Emarald Cay puis Warderick Cay tout a côté avec son célèbre mouillage en forme de croissant. Ici il y a de belles randonnées pédestres a découvrir ou la mer, la plage s'étreignent avec passion. Nous en profitons pour nous familliariser avec la genése géologique si particulière de ces lieux. Je ferai un onglet à ce propos sur ce blog un de ces jours. Promis.

Notre prochaine chevauchée vers Staniel Cay, d'une vingtaine de milles se fera exclusivement à voile. C'est digne de mention car nous ne voguons pas si souvent a la voile pur sans le bourdonnement de l'engin. Quel douceur!

Nous approchons l'heure de la remomtée. Staniel sera la dernière étape au sud. Sur le retour nous ferons une courte halte à Cambridge Cay pour explorer de beaux sites de coraux. 

Le trajet de retour envisagé sera WestBay, NorthWest channel, traversée du banc vers Ens and Chickens Cay (quel nom!) et pour conclure la Floride vers West Palm Beach.

Voila! suit les photos habituels illustrant nos péripéties.


 
Coucher de soleil sur WestBay
Architecture Maya nouvelle manière...

Pot de fleur pour mégalomane

Bâtiment principal du lieu. On cherche ici d'ou vient l'inspiration.

Résidence cossues de la Baie

Éole souffle sur l'unique palmier de Gaulin Cay dans l'entrée de West Bay

Et quand ça souffle parfois les ''pieds de vent'' se manifeste.

Le voilier Moyak et sa navette, familièrement appelé Moyak mobile.

Bain de pied seul au monde sur HawcksBill

et pourquoi pas un peu du reste...

Des loyalistes on tenté il y a très longtemps une implantation sur HawksBill. Lucie marche dans les ruines de ce qui devait être la maison.

Emerald Rock

Quand mer plage s'étreignent avec passion

Exemple éloquent de la dimension que peut prendre la porosité du sol

Ici l'aspect habituel de la porosité

Le mouillage en croissant de Warderick

je laisse ma petite pancarte d'identification de mon passage sur BooBoo Hill, une tradition du coin.

La mer s'engouffre dans ce littoral-gruyère et crée....

Des Blow Hole, témoignage sonore de l'étreinte....

Un bateau ravitailleur entre par le croissant de Warderick

S'accroche un peu les pieds

et accostera avec toute mon admiration au petit quai des bureaux du Parc de Wardericks Wells Cay

Repartant avec la même adresse vers d'autres îles des Exumas. De fameux caboteurs ces marins.

Cette oiseau bien drabe a un chant magnifique qu'il réserve parfois aux visiteurs des bureaux du parc

Et lorsqu'on lève le nez au ciel encore une merveille un aigle en chasse.

Un levé de lune pour changer sur Wardericks

lundi 27 février 2017

Bonjour parents et amis du Moyak

Nous avons mis beaucoup de temps avant de nous appliquer à cette petite communication. On s'en excuse.

La préparation du bateau cette année a nécessité deux mois d'ouvrage sur notre site d'entreposage en Floride. De nouveaux items à installer et une importante liste de travaux d'entretien expliquent cette mobilisation. L'amélioration la plus importante a été sans contredit l'installation d'une nouvelle transmission. Le bateau rencontre désormais les performances normales à moteur pour un voilier de sa catégorie. Il est aussi moins bruyant. Nous sommes enchantés et encouragés pour la suite de nos aventures nautiques.

Nous avons préparé sous l'onglet ''travaux 2017'' un aperçu de toutes nos améliorations. Pour passionnés seulement 😉.Cette ajout est aussi pour la chronique personnelle du capitaine 😉.

Nos objectifs de navigation pour cet hiver sont pour cette raison, modestes. Nous irons aux Exumas un peu au sud de Staniel Cay.Le retour se fera plus tôt. Nous devons préparer la coque du bateau pour une nouvelle peinture. Retour sur chantier donc à la mi-avril.

À date notre périple est le suivant. Traversée du Détroit de Floride (Gulf Stream) à partir de Fort Pierce pour atteindre Port Lucaya sur Grand Bahamas Island,125 mn. Nous y avons pratiqué une douce et bienvenue ''farniente'' pendant trois semaines,au cours de laquelle mon beau-frère Gilles nous a rejoint pour une semaine. Nous avons fait ensemble un peu de tourisme sur l'île en voiture de location.

Il y a une semaine nous avons débuté notre descente au sud. Première étape, Port Lucaya vers Great Harbour Cay sur les Berries, 62 mn. Ensuite nous sommes partis vers Nassau le 25 février, plus précisément à West Bay, 50 mn.

Ci-joint quelques photos commentées.

À plus 

Lucie et Michel

Nouvelle allure 2017, lazy-bag et éolienne en plus.

Un résident de Green Cove avec ponton personnel.

Aspect général du site de travail

Araignée résidentes sur mon établi. Même le ''grinder'' ne l'a dérange pas. Elle est restée tout le temps des travaux.

En route vers Port Lucaya qqs part sur le Gulf Stearm un poisson-volant s'est prit les pieds ds le liston.

Gros oiseau pris au mouillage de Port Lucaya, non identifié...

Notre marina à Port Lucaya pour une semaine.

Aspect du mouillage à Port Lucaya. Pris en tête de mât

On se gâte un peu cette année. Marina de Great Harbour Cay sur les Berrys

Magnifique baie de Petit Cay sur le littoral est de l'île de Great Harbour Cay toujours dans les Berrys.


À un chip de la plage un terrain de golf fossilisé


Cliché en bordure du défunt golf, jolie non?

La plage et la baie de Petit Cay

Et enfin la baignade...
West Bay sur l'île de New-Providence, l'île de la ville de Nassau.
Pour se rendre en Floride on doit parfois sortir les outils. Un ''bearing'' a lâché. Les risques de l'aventure...

vendredi 6 mai 2016

Bilan de la saison 2016

Bonjour amis et supporteurs du Moyak

Cette saison a été plus variée sur le plan des conditions de mer rencontrées, d'avantage corsées, plus venteuses. La météo de cet hiver a été difficile. El Nigno était en grande forme. Bref une saison éprouvante où les fenêtres météo étaient très étroites. Ces conditions ont fait en sorte d'améliorer nos stratégies pour s'adapter aux conditions de mer et de vent. En résumé, ça nous a sorti de notre zone de confort et contribué à améliorer nos compétences de marin.

Nous pensions jusqu'ici que notre voilier était plus tôt un ''fifty-fifty'', un ''motor-sailor''. Ce type de voilier requiert un coup de pouce du moteur dans les petits vents ou au près afin de faire un cap plus serré. Notre voilier est certes un peu lent dans les vents de moins de 10 nœuds car il est lourd. Mais ce poids en fait un voilier confortable quand les conditions sont plus costaudes. Au delà de 15 nœuds il se comporte très bien  à voile et ne gîte pas plus qu'un autre voilier du même poids et de même longueur. Nous le connaissons davantage. Nous avons appris comment réduire la voilure et à le faire au bon moment. Notre voilier nous a surpris. Ses performances à voile sont conformes au voilier de ce type à déplacement lourd. Nos doutes à cet égard se sont dissipés.

Nous sommes finalement arrivés à tirer le ''maximum'' de notre moteur avec sa transmission hydraulique. L'ajout de l'échangeur de chaleur sur le circuit d'huile hydraulique permet au système d'opérer dans les températures normales. De plus, nous n'atteignions pas le maximum parce que le levier de commande du moteur hydraulique n'allait pas au bout de sa course, ce que j'ai corrigé. Le voilier atteint maintenant 5.5 nœuds sans vent et courant. Ce qui est un demi nœuds de plus que ce que nous obtenions l'an dernier et en début de saison de cette année. Mais ce système hydraulique de transmission demeure très bruyant et encombrant et surtout n'arrive pas à nous donner la vitesse normale pour un voilier comme le nôtre, au moins 6 nœuds. Ces inconvénients nous poussent à envisager sérieusement l'installation d'une transmission conventionnelle dans les prochaines années. 

Le rail d'écoute de grande voile positionné hors du cockpit fonctionne à merveille. Nous sommes enchantés de cette amélioration. Cette nouvelle disposition nous permet d'être à l'abri des embruns sous toute les amures. 

Nous n'avons pas utilisé la trinquette cette année sans autre inconvénient. De ce coté nous envisageons plus tôt l'ajout d'une trinquette sur enrouleur comme bien des voiliers. Cette disposition permet d'utiliser deux voiles ajustables au portant, remplaçant avantageusement l'usage d'un spi. Autre avantage, en n'utilisant que la trinquette par vent fort, on recentre la voilure et on évite l'usage du génois arrisé monté trop sur l'avant du bateau. De plus dans ces conditions le génois se déforme, en réduisant son utilisation par vent fort on prolonge sa vie utile. Cependant l'usage au portant de ces voiles exige l'emploi de tangons.

Pour faciliter la manutention d'eau nous ferons l'acquisition d'un réservoir d'eau flexible (25 gal.) pour transférer l'eau aux réservoirs du bateau. Le réservoir flexible élimine l'entreposage de réservoirs rigides sur le pont qui contribue a accentué la gite. Et dans la même veine nous augmenterons les réserves d'eau du bord en disposant deux réservoirs d'eau d'aluminium dans les quilles, au point le plus bas du bateau, augmentant du coup les poids disponibles pour la contre-gîte. Pourquoi n'y ai-je pas pensé avant?

Toujours sur l'encombrement, nous avions à bord une génératrice portative qui finalement n'était pas utilisée. Avec l'ajout de l'éolienne la saison prochaine nous la laisserons de côté et ferons plus tôt usage d'un ''inverter''de forte puissance.

Naviguer en flottille est très agréable à condition de bien s'entendre. Elle permet de se comparer et de profiter des astuces développées par nos compagnons. En observant la disposition de leur système de prise de ris à partir du cockpit nous avons précisé d'avantage ce que sera l'accastillage nécessaire sur notre propre système. Idem pour l'usage des tangons sur les voiles d'avant.

Dès notre sortie de l'eau ce printemps nous avons fait faire un ''survey''. Notre bateau est en bonne condition sur le plan de l'humidité du stratifié de fibre de verre; ce qui est une bonne nouvelle. Par contre, comme tout vieux bateau avec une finition de gel-coat polyester il est fissuré en surface. Ces imperfections avec le temps sont des voies d'eau potentiel avec risque d'aggravation si non traité dans les prochaines années. Comme le revêtement extérieure sur les boiseries, la coque et le pont se détériorent aussi, il faudra sans doute dans un proche avenir adresser ces problèmes conjointement.

Autre observation de l'inspecteur, les cadènes et le haubanage d'acier inoxydable présentent de la rouille dont il faudra obligatoirement faire évaluer la gravité  par un expert si nous désirons faire une traversée océanique.

Voilà, notre bilan pour cette hiver 2016 aux Bahamas. Et bien du boulot et des dépenses pour cet été et les prochaines années. On s'ennuira pas.

J'embrasse chaleureusement les ''ceuses'' qui ont tout lu cet article. Comme disait Ti-Mine ma mère vous êtes ben ''fin''.

Le Miche du Moyak

lundi 2 mai 2016

Chronique sur notre retour et la fin de la saison 2016

Bonjour parents amis et supporteurs de l'odyssée du Moyak

Eh! Bien j'ai mis beaucoup de temps à pondre ce nouveau blog qui sera l'avant-dernier de l'année. Nous avons consacré toute notre énergie pour le retour sacrifiant au passage les élans littéraires.

Au dernier blog nous étions à Nassau dernière étape de ravitaillement avant notre remontée.
Notre première enjambée fut dans les Berrys à White Cay. Nous devions y faire la chasse aux langoustes ce que nous dûmes hélas écarter de nos plans. La météo était favorable pour une traversée non-stop des Bahamas vers la Floride. Nous sommes toujours en flottille pour cette étape avec les voiliers Pierre-Hélène et Gienah

Nous partons dès le lendemain matin pour une virée de 30 heures d'affilée. La première journée nous empruntons le New Providence Channel par une journée magnifique avec petit vent du sud-est. Cette navigation fut marquée par des accalmies de vent et du courant défavorable ce qui nous amena à ranger les voiles et changer nos plans. Nous voulions atteindre Fort Pierce, le retard nous oblige à changer de cap pour Lake Worth plus au sud. Le vent dans la nuit forcit, toujours du sud-est, nous filons grand train vent travers, un ris grande voile et génois déployé. Nous atteignons parfois 7.5 nœuds. Nous modérons l'allure en prenant un deuxième ris et enroulons le génois de moitié. Un bon 6 nœuds peinard nous amène au abord du Gulf Steam au petit matin de la deuxième journée. Il est autour de 9 heures lorsque le vent devient sud, sud-ouest. Nous faisons alors un allure de près bon-plein. À vingt nœud de vélocité le bateau file le petit bonheur. Je me félicite d'avoir arrisé, sinon nous aurions gîtés inutilement.

Vers midi à environ 20 milles au large de Lake Worth nous sommes abordés par une navette de reconnaissance de la Garde côtière américaine. Un peu angoissant ce genre de rencontre. Cette fois-ci il s'agit d'une opération d'identification. Comme nous sommes des citoyens sans reproche dûment enregistrés, codés, certifiés auprès de ''Big-Brother'' on passe le test sans histoire. Il y avait beaucoup de jeunes à bord, sans doute des cadets en formation. L'interrogatoire se fait par radio VHF sans que nous réduisions l'allure. La navette nous escortant à quelques mètres sur bâbord.

Nous arrivons en fin d'après-midi à Lake Worth. Nous ferons les douanes le lendemain et allons par la suite jeter la pioche dans un petit havre bien tranquille à 5 miles au nord. Après ce repos de quelques jours nous partons au matin par la mer pour Fort Pierce. Nous sortons en mer par l'inlet de Fort Pierce par une belle journée de navigation (40mn) sans histoire en logeant la côte par vent favorable de l'ouest.

Nous passons la nuit au mouillage au sud de l'inlet, c'est bien protégé mais beaucoup de courant. Le lendemain petite journée par l'ICW vers Vero Beach, où nous séjournerons une nuit. La suite du périple se fera sans pépin ou ''presque'' par l'ICW jusqu'à Saint-Augustine en trois étape d'une journée. Soit Vero Beach-Cocoa Beach, Cocoa Beach-Daytona et Daytona- St-Augustine. Cela fait 50 milles nautiques par jour, 10 heures par jour à cinq nœuds de moyenne. La flottille doit se dissoudre nos copains filent vers le nord, destination Lac Champlain. Il faut beaucoup ''d'atomes crochus'' entre les équipages pour que la flottille tienne. Ce fut formidable de naviguer ensemble, de nouveaux amis pour la vie.

Incidemment, voici le récit du ''presque''. À la hauteur de l'Inlet de Ponce de Léon, dans le village de New-Smirna Beach on échoue à la bouée rouge 18 A. La ''garce'' est d'ailleurs très connue. Il faut dire à notre décharge que la section de l'ICW à cet endroit est très étroite et que par un beau dimanche ensoleillé de fin d'après-midi il y a beaucoup de bateaux qui négocient le passage. Nous étions donc dans le gros traffic à marée basse descendante avec un courant dans le dos de 6 nœuds. On a creusé un beau sillon je peux vous le dire. Nous étions bien pris, impossible de s'en sortir seul. Nous contactons ''TowBoat US'' . Nous sommes membres, Dieu soit loué. En vingt minutes, ils sont là, même par un dimanche très achalandé. Le temps d'attraper la grosse amarre de touée, de la nouer au taquet et nous sommes tirés d'affaire. Trois cents chevaux sur un petit yacht de 22 pieds, c'est fort en ''ta''. Une mésaventure qui se résoud en une demi-heure à peine. Nous sommes ravis et un peu éberlués par notre chance et l'efficacité des ''Amaricains''.

Nous ferons le reste du parcours en deux jours, Saint-Augustine-Jacksonville, Jacksonville-GreenCove. Lorsque nous avons le courant de marée avec nous pour négocier le Fleuve St-John ça va tout seul comme ce fut le cas. Dans le cas contraire, c'est l'enfer. C'est qu'il est fort ce courant. Il est digne d'un fleuve c'est le cas de le dire.

Nous sommes amarrés au quai de Green Cove pendant deux jours. Nous serons sortis de l'eau vendredi le 15 avril et une semaine plus tard serons prêts pour le retour au Nord. Et ce, après avoir sorti ma transmission pour un ''reconditionnement'', démonter le safran pour une soudure, sorti le réservoir de fuel auxillaire pour soudure aussi, démonter les voiles, vider, nettoyer, préparer bateau  pour son sommeil d'été, charger le ''trailer'' et le ''campeur'' de tous nos effets. Bref un gros mois qui s'achève. Nous sommes fourbus et sommes bien heureux de prendre la route. On va se reposer :-)

Pour les ''ceuses'' que ça intéressent, je me propose de faire un blog-conclusion après celui-ci. Ce sera un bilan de la saison avec entre autre au menue ce que nous avons appris sur la conduite de notre voilier.

Quelques photos suivent comme d'habitude.

Merci de votre intérêt.

Lucie et Michel


Tous les jours à Nassau il y a ces paquebots remplis de touristes qui viennent dépenser dans la ville. C'est la ''vache à lait'' du pays.

Lucie et des membres de la flottille qui se détendent dans un lieu assez particulier. C'est une tranchée creusée de main d'homme dans le socle de corail de Nassau. Les blocs découpés ont servis entre autre à la construction des fortifications de l'Île pour se défendre des envahisseurs de tous poils.

Le voilier Gienah un Sunshine 36 

Et son valeureux équipage Francine et Pierre

Le voilier Pierre-Hélène, un solide cotre d'acier de 38 pieds

Et son équipage Yves (la calotte), en temps normal, navigateur solitaire et son bove Normand, compagnon de voyage pour une semaine.

Il y a tout juste un siècle l'Île de New-Providence où est situé Nassau était recouvert de ces magnifiques arbres

Où l'on peut voir ici que la nature est là qui veille! Pour reprendre, ses droits...

Voici la bestiole dans les ''Counch'' que l'on découpe devant nous avec dextérité.

Une partie de la flottille sur la ligne de départ à White Cay dans les Berrys.

Et un beau 50 pieds toujours à White Cay, heureusement hors compétition

Un soleil à Lunette ou à Moustache, c'est selon et dans les deux cas assez rares


Green Cove Springs Marina avec ici,une vue partiel de l'espace réservée pour les travaux sur les bateaux

Green Cove était aux moments de la dernière grande guerre, le chantier naval américain où l'on construisait les ''PT Boat''. Ici, on voit au loin, l'enfilade des quais où ils étaient lancés
 
Ce qu'avait l'air sur la route mon chargement de retour 2016

Du ''stock'' en-dessous

et au-dessus. C'est fou ce qu'on peut y mettre...pour occuper le bonhomme cet été :-)