Travaux de préparation de la peinture 2017

Par mer voici notre monture

Par mer voici notre monture
été 2013 gracieuseté Michel Sergerie

vendredi 27 mars 2015

Dernier escale avant le retour...

Bonjour amis et supporteurs du Moyak
Ici, aux Abacos,le ''laughing gull'' annonce l'arrivé du printemps et le départ des ''snowbirds'' HI! HI! Hi Yeh! qu'elle fait....
Lors de la dernière publication, nous nous dirigions vers Alice Town sise au creux de la petite ''Hatchet Bay'' sur l'île d'Eleuthera. Ce petit havre est un véritable trou à ouragan, protection totale dans toutes les directions. D'ailleurs nous y sommes demeurés à l'abri deux jours, le temps de laisser s'évanouir un petit coup de vent de 25- 30 nœuds. L'entrée de la passe a été creusée de main d'homme, elle est étroite à souhait, de quoi donner des frissons, qui se sont dissipés lorsque nous avons vu le ferry, véritable petit cargo y faire son entrée sans la moindre hésitation. Le bateau fait 80 pieds de large et la passe 95, alors nos petites inquiétudes ont fondu comme neige.
Quand même gros le ferry de Hatchet Bay

Voici la passe en question vu à 300 pieds de distance. Gloup!!!!

Alice Town et Rock Sound sont de petits hameaux paisibles où il n'y a que la brise de l'alizée pour troubler la paix qui y règne. Heureusement la route et la mer amènent son lot de touristes pour rehausser un peu une économie déjà très anémique.

Toute l'Île d'Eleuthera est constituée d'un sol très dur, mélange de sable (dune) et calcaire qu'on dirait pétrifié et qui donne, vue de la mer, l'aspect austère du littoral de la Basse-Côte Nord. Si la côte Nord a été donné à Cain, Eleuthera devait pas être loin derrière, dans le genre, cadeau de Grec...
Eulethera austère

Le prochain passage est particulier, il nous faut franchir une passe (un cut) dans le Nord de l'île d'Eleuthera appelé ''Current Cut''. Il n'a pas volé son nom, il vaut mieux le franchir à l'étale, ce que nous fîmes sans nous faire prier. Encore un de ces endroits à franchir sous les meilleurs augures.
À la sortie de Current Cut on distingue les remous du courant de marée,3 noeuds 
Après le ''Cut'' notre route nous amène dans le petit havre naturel appelé ''Royal Island Harbour'' quelques milles plus au nord. Avec un tel nom on comprend qu'il y est eu plusieurs tentatives pour aménager l'endroit en ''Resort'' de luxe. Il est vrai qu'avec la proximité de Spanish Wells, l'agglomération prospère de l'île et la pêche sportive aux ''gros pélagique'' dans l'océan, tout juste à côté, il y avait un potentiel touristique intéressant. C'est encore une fois un ouragan dévastateur qui a mit fin au développement de l'endroit. Ce scénario de mise à mort de beaux projets d'investissement est malheureusent fréquent ici dans les Îles que l'on dit de Rêves.... Brisées.
La passe du petit havre de Royal Island Harbour au Nord d'Eulethéra

Nous ne serons à cet endroit qu'une nuit. Le lendemain, pas de vent prévu, c'est le moment choisi pour nous élancer vers l'Archipel des Abacos, une cinquantaine de milles au Nord. Évidemment nous aurions bien aimé avoir une belle brise portante mais nous composons au mieux avec ce que nous offrela météo.

Nous rencontrons beaucoup de cargo sur l'ocean, ils vont dans les grand port de Floride.
Le parcours se fait donc au moteur avec, en fin de journée, un petit vent du Nord-Est pour nous rafraîchir et aider à supporter la grosse houle océane de l'est qui nous a fait rouler comme des sardines toute la journée. Nous optons pour entrer par Cherookee Point, légèrement au sud de Little Harbour. Sage décision, surtout qu'il commencait à se faire tard.

Nous entrons dans cette belle baie sans problème, avec quand même, de spectaculaires brisants de chaque côté du passage qui nous amène en lieu sûr. Le mouillage est très petit, mais calme, sans trop de houle malgré la proximité des haut-fonds. Ce sera pour cette nuit là, le fracas des vagues qui nous amènera doucement dans les bras de Morphé. Magique...
Cherokee Point,on voit sur la droite les brisants.

Nous revoilà donc sur Abaco quelques 25 ans plus tard, suite à notre séjour de deux semaines sur un voilier de location. Nous remarquons avec joie le retour des oiseaux, de mer et de terre. La végétation aussi est plus variée et florissante. Le bord de mer est véritablement océanique avec la houle toujours présente qui fait jaillir sur les récifs, l'écume blanche de la déferlante. Nous aimons Abaco.

La première étape de ce retour au source est Little Harbour. Le réputé sculpteur Johnston, que nous avions rencontré fut le premier habitant du lieu. Il y vivait quasiment en ermite. Son atelier disposait quand même d'une fonderie que nous avions visité avec en prime, le sculpteur au travail. C'était vraiment un beau moment. Il est décédé en 1992, trois ans après notre passage. Aujourd'hui subsiste encore une galerie où les œuvres de son fils sont exposées. L'endroit est encore pittoresque et le côté océan est spectaculaire.

Le petit musée consacré au sculpteur de Little Harbour.
Le littoral de Little Harbour côté océan

Qui deviendra une plage

sous les coups incessants du ressac.
Voici un peu l'étape intermédiaire entre le sol d'origine du littoral et les plages tant admirées. Un éponge acéré...

Deuxième étape Marsh Harbour quelques 10 mn au nord. La petite ville offre tous les services. Il y a de belles embarcations dans le port et qui se renouvellent constamment. C'est d'ici qu'aurait pu être écrite la chanson ''Quand les bateaux s'en vont''. Depuis cet arrêt Lucie et moi arrivont difficillement à nous débarraser de ce foutu ''ver d'oreille''.
La petite flotte mouvante de Marsh Harbour
Avec ses perles hors de prix, ici un Yanklay de 70 pieds...
Heureusement il y en pour toutes les bourses. Voici une version plus récente du voilier que nous avions loué il y a 25 ans
Genre d'objet dans les ports que l'océan n'arrivent plus a ''supporter''
Après trois jours, départ vers HopeTown et son phare typique, juste de l'autre côté de la Mer d'Abaco, une petite balade de deux heures, l'appellation ''mer'' est ici très exagéré:-)

Hopetown est un joli port avec de belles petites maisons colorées étalées le long de rues minuscules ou les bouquets de Bougainvilliers viennent rehausser avec bonheur cet endroit de rêve. Lors de notre premier passage, la paix et la quiétude des lieux étaient encore plus manifestes. Maintenant il faut bien le dire, ce site enchanteur a atteint les limites de l'exploitation touristique. Déjà le port est emcombré, il n'y a que des ''moorings'' exploitant au maximun l'espace disponible. Il reste tout de même la superbe plage côté océan pour y retrouver le calme.
Belle dame dans les petites rues fleuries de HopeTown
Le phare, le port et la mairesse d'Hopetown.....
Nous étions ancrés au pied du phare du côté de la mer intérieur d'Abaco
Nous nous dirigeons le lendemain vers Great Guana Cay 12 milles au nord, nous prenons un mooring dans Fishers Cay espérant pirater le signal WiFi du chouette petit bar situé sur la plage tout près. Nous avions repéré quelques têtes de corail et récifs pour y chasser la langouste. L'endroit s'appelle Scotland Cay, malheureusement l'ancre ne tient pas. Beau potentiel que nous aurions pu exploiter mais nous choisissons de ne pas nous attarder et préférons progresser vers le Nord.
Cliché d'un voilier bien connu vu du petit bar sympa de Fisher's Cay

Prochaine halte Green Turtle Cay, 15 milles au nord. Nous devons faire un petit passage en mer par le Whale Passage, réputé dangereux par gros temps. J'étais donc bien curieux de voir de mes yeux les motifs de cette réputation. Eh! Bien! Ce cut, que nous avons fait par beau temps il faut le dire, ne m'a pas paru plus dangereux que les autres. Il est large, sans écueil et la profondeur est suffisante.

Nous faisons relâche pour une nuit, à l'ancre devant '' Black Sound'' sur Green Turtle Cay. Le vent est ouest soulevant un petit clapot insistant qu'heureusement notre bon Moyak encaisse avec douceur. C'est une qualité des voiliers bi-quille à déplacement lourd. Le lendemain nous entrons dans le petit havre de New Plymouth à la faveur de la marée haute car la passe n'a que 5 pieds de profond.

Le lieu n'est pas très vaste mais très calme avec protection sur tous les horizons. Il y a internet et tous les services. Nous sommes sur moorings. Nous visitons New Plymouth, petit hameau avec une belle anse. Les résidents sont majoritairement blancs, descendants des loyalistes. Les maisons petites et coquettes sont fleuries avec délicatesse. Le village est un des plus vieux des Abacos, il y a un mémorial en l'honneur des pionniers. On sent la fierté de ses gens à maintenir leur hameau vivant et acceuillant. Belle surprise, nous recommandons cette visite.
Entrée de Black Sound sur Green Turte Cay
''rue de l'anse''... à New-Plymouth sur Green Turtle Cay
On y pratique la culture en '' houde de char'' 
Tout y pousse sans effort particulier, naturellement, ici un ''poincetia''
Un beau jardin...
Un arbre à la ballustrade...
Mais à ma grande stupéfaction! Les palmiers arrivent par bateau
et les voitures arrivent parfois de la mer...pittoresque vous-dis-je!
et les mouettes qui tentent aussi de s'enraciner dans les poteaux de quai

Nous y ferons relâche pour une semaine car du mauvais temps s'annonce. Du vent fort et un petit nouveau, car c'est le printemps ici, des orages forts. Nous sommes un peu plus sur nos gardes car notre ''GPS'' principal n'est plus lisible sans un éclairage externe, qui s'avère peu efficace . Nous avons heureusement une tablette avec ''gps'' intégré comme instrument d'appoint.
En terminant une petite pensée pour nos ''fistoux'' sur une plage de Great Guana Cay. On vous aime et on s'ennui...

Voilà qui complète le portrait de nos derniers déplacements. La prochaine étape sera celle du retour aux État-Unis par le fameux passage du Gulf Stream.

Portez-vous bien amis du Moyak et à bientôt.


Lucie et Michel

2 commentaires:

  1. Bravo a vous deux
    Vous y avez consacré beaucoup de temps énergie et $$$$
    Nous savons l`importance que ca avait pour vous
    Hate de vous revoir

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    Réponses
    1. Resalut Mon bon Simon

      Très pertinent et gentil commentaire. T'as du te faire aider là,là,là, par la douce Denise. Vous êtes fin...
      Lucie et Michel

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